Coma
Je baigne dans un magma glauque, désorganisé et intemporel.
Pire, je m'y noie.
L'impression d'émerger, les mouvements désordonnés,
désespérés, futiles par leur inefficacité mais indispensables,
indissociables à la survie, à l'instinct de survie.
Interminable va-et-vient entre le gouffre
et la surface, entre l'obscurité et la lumière,
entre le flou et le précis.
Maman!
Je crie à l'aide et personne ne m'entend.
Je me débats mais rien ne bouge.
Je suis confus.
Je ne sais plus.
Mille fois j'émerge, mille fois je coule.
Au secours, au secours...je crie mais aucun son ne vibre dans l'air,
dans l'eau...je ne sais plus. Je coule, je cale, je suis recalé.
Ta voix lointaine, tellement lointaine, je ne l’entends plus.
Ou l'ai-je seulement imaginée?
Autrefois je savais nager, et maintenant, je ne sais plus.
Je ne sais plus!
Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus penser.
"On compte sur toi, on compte sur toi, on compte sur toi..."
Je t’entends ma chérie mais je ne peux même pas bouger une paupière
alors tu peux compter sur moi, avec moi tant que tu voudras...
je ne peux que te décevoir. Charmante façon de te quitter...
à jamais.
Pire, je m'y noie.
L'impression d'émerger, les mouvements désordonnés,
désespérés, futiles par leur inefficacité mais indispensables,
indissociables à la survie, à l'instinct de survie.
Interminable va-et-vient entre le gouffre
et la surface, entre l'obscurité et la lumière,
entre le flou et le précis.
Maman!
Je crie à l'aide et personne ne m'entend.
Je me débats mais rien ne bouge.
Je suis confus.
Je ne sais plus.
Mille fois j'émerge, mille fois je coule.
Au secours, au secours...je crie mais aucun son ne vibre dans l'air,
dans l'eau...je ne sais plus. Je coule, je cale, je suis recalé.
Ta voix lointaine, tellement lointaine, je ne l’entends plus.
Ou l'ai-je seulement imaginée?
Autrefois je savais nager, et maintenant, je ne sais plus.
Je ne sais plus!
Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus penser.
"On compte sur toi, on compte sur toi, on compte sur toi..."
Je t’entends ma chérie mais je ne peux même pas bouger une paupière
alors tu peux compter sur moi, avec moi tant que tu voudras...
je ne peux que te décevoir. Charmante façon de te quitter...
à jamais.
Gouache sur papier, 76 x 60 cm,
mars 2007.
C'est une des deux toiles exposées à
l'exposition de l'Atelier du geste en juin 2007.
C'est ma première utilisation de la carte de
crédit employée comme une spatule.
Les lignes noires sont le résultat
d'un grattage.
C'est une de mes préférées.
mars 2007.
C'est une des deux toiles exposées à
l'exposition de l'Atelier du geste en juin 2007.
C'est ma première utilisation de la carte de
crédit employée comme une spatule.
Les lignes noires sont le résultat
d'un grattage.
C'est une de mes préférées.
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